L'ACONIT

L'ACONIT
Créé en 1998 par 3 jeunes du 20ème de Paris, L'Aconit a connu différentes évolutions. Ses membres fondateurs l'ont aujourd'hui quitté et le groupe se composesormais de Belkess, Magnum, Yassos et Magma ...

Côté tapes L'Aconit a déjà pu participé à plusieurs d'entre elles : "XX Tape" (Vol.1 à Vol.4), "La 20ème sélection" (Vol.2), "Kolloque" (Vol.1 et 2), "Mise au point" (Feat. avec La Case Nègre). On peut retrouver le groupe sur CD dans "Glauque 2001" et "Les âmes meurtries" produit par Alchimie Radicale.

L
e groupe s'investit aussi dans la prod. mix-tape et a produit une mix-tape, dont le titres est "Les guignols de l'infos", en partenariat avec Yassos membre du groupe Symptôme.s leur début, le groupe a pu aussi faire plusieurs scènes, dont une tournée au Portugal fin 1999, qui leur fut très enrichissante. Plus récemment de nombreuses scènes locales ont éeffectuées... Autour de L'Aconit on trouve des groupes qui les soutiennent comme La Case Nègre, 1K d'Esprit, Collabos, Symptôme, TPS,... On les a découvert dans un CD promo ("Rap en 20ème pour l"automne des jeunes"), suite à quoi le contact avec Belkess s'est enfin concrétipar leur présence sur le site... Big Up à eux et on leur souhaite bonne route on essaiera de continuer à suivre leur chemin!...
# Posté le samedi 21 janvier 2006 08:25

AFRO R

AFRO R
Pour cet artiste, je ne vous cacherai pas la petite affinité qui nous lie : on était dans le même lycée dans notre coin au fin fond du 78... En plus de ça, son rap est en place alors voilà les présentations qui se devaient d'être faites. Notons en préambule, que je vais donc tenter de rester le plus objectif possible, du fait de ma neutralité qui n'est pas entière à l'égard d'Afro R!!...

Af
ro R pose depuis 1996; et apparamment les motivaitons de son rap viendraient plus d'un besoin de s'exprimer, plutôt que d'une volonté de faire une démonstration technique flow genre j't'endors... C'est du brut sans retouche et du sombre sans rajout, qui ne rompt pas avec un rendu efficace. "...Je rap ce que je connais et dis ce que je vois..."

A l'é
coute de "l'école de l'alcool" on capte ça direct. Une page de tournée pour l'artiste, qui sait parler de ce mal qui ronge en profondeur. Une grosse touche de conscience générale avec un esprit hardcore en base et une signature vocale bien à lui, qui le démarque de la masse.

V
ous pourrez apprécier sa vibe en captant son CD 5 titres sorti depuis le début d'année 2004 : "Le Prix de ma Liberté". Des thèmes variés comme Emmanuelle", qui apparait comme un autre très bon titre, dans lequel on découvre une livraison de vrais sentiments pour une déclaration d'amour façon gars d'en bas. "...Comment dire je t'aime la vengeance est mon allier...". Sur "Terroriste Intellectuelle" avec Lim (Movez Langue qiu assure d'ailleurs les prods du maxi!), on a une version 100% cash et sans concession pour faire les présentations. Avec "Le prix de ma liberté, on aborde la liberté qui se paye et le vice qui se vend. C'est aussi une grosse cassdèd au peuple africain et aux racines qui s'exprime. En feat. Ill des X-Men pour une version vient prendre ta claque, ne vous laissera sûrement pas de marbre!...

E
n parallèle au maxi on a écouté deux titres plus anciens faits en 2001 pour la compilation "L'Arrivée de Djedaï" (avec Crime de batard, la Brigade, Usiness, Ill (X-men), Ghetto Diplomats, Demon1 (intouchables), X-Taz, La Clinique, Chien de cité (O.M.G), Youss, Afro. R). "Babylone" (feat. Sista R. - 2001) est le premier et le second c'est une combinaison Djedaï et Afro R ("L'arrivée du Djedaï"). On a là une version freestyle touche égotrip, posée aussi pour la compile du même nom citée plus haut.

L
a couleur des sons générale est hip-hop fibrée hardcore, on n'a pas de dance-floor, rien que de l'instru dark, façon mélanco-style lourdemment bonne. Entre les galères de droites à gauche, Afro R rencontre Djedaï et ensuite une union de bons feeling se forme et se consolide : "... L'alchimie entre Afro R et Djedaï s'est produite à Châtelet les Halles dans le côté obscur...". Les mecs bossent ensemble et Afro R devrait pouvoir toucher un large auditoire; et c'est tout ce que l'on peut lui souhaiter de mal. Pour ma part je cautionne pour le côté coeur, mais surtout la qualité de son taf justifie davantage ma position. Donc big up mec, ça a été une bonne surprise pour oim! En même temps et venant de ta part, je savais que ça ne pouvait pas finir à la Star Ac' ou plan tutu danse classique!...
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# Posté le samedi 21 janvier 2006 08:28

ART DE RUE

ART DE RUE
Je voudrais rendre hommage a l'art de rue part l'intermédiaire de la FF !

Vive la FONKY FAMILY !!

Lachez vos comms...
# Posté le samedi 21 janvier 2006 13:36
Modifié le dimanche 02 avril 2006 01:40

MOI

Lachez vos comms svp...
# Posté le mercredi 25 janvier 2006 02:54
Modifié le samedi 07 février 2009 17:16

ANTILOP SA

ANTILOP SA
L'antilope est dans la place !

D'où vient ton nom de scène Antilope sa et pourquoi ce nom ?
Antilop sa pour anti-salope, parce que je ne veux pas de salope, je suis contre les fausses amitiés, les fausses affinités. J'ai une large définition de salope. Pour moi, c'est quelqu'un qui se défile, c'est un parvenu, un vautour, un hypocrite. Je suis anti salope pour ça. J'aime les personnes franches et sincères.

Qui est Antilope Sa ?

J'ai commencé au sein du collectif ATK, un groupe avec lequel j'ai fait un premier album intitulé Heptagone, nous en avons vendu plus de 50 000 exemplaires en circuit indépendant. Aujourd'hui, je sors mon album solo chez Nouvelle Donne.

Comment décrirais-tu ton album ?

C'est un travail quasi auto biographique et en même temps très proche des gens du point de vue des thématiques. Dans Aicha, Aicha c'est cette fille qui se trouve à assumer des situations difficiles très jeunes et devient mature, comme une maternité précoce. Ce qui peut arriver à n'importe qui. Dans Douleurs profondes, il est question d'adultère, de déception sentimentale. Ce sont des soucis quotidiens qui arrivent à tout le monde. C'est un album universel !

A travers l'écoute de cet album, on a l'impression que certains titres sont liés et offrent des vues différentes. Comment l'expliques-tu ?

Tout à fait ! C'est vrai un titre comme Aicha s'apparente à un autre comme Les filles du quartier. Les filles du quartier, ce sont ces « meufs » qui flambent, qui s'affirment et qui ont un parlé cru. Elles ont une insouciance d'apparence car bien souvent elles cachent des « Aicha » ou peuvent le devenir.
Il y a tout le temps ce parallèle tout le long de l'album. Il y a du soleil dans L'été sera chaud mais il y a de la pluie dans L'encre en guise de larmes.

Comment s'est déroulée la réalisation de ton album, L'encre en guise de larmes ?

J'ai passé quatre années à la réalisation de cet album. Après l'album Heptagone avec le collectif ATK, nous avons voulu mettre la carrière du groupe en stand bye pour des évolutions en solo. Et un album solo ne se prépare pas en une semaine, il faut une maturité et beaucoup de recul. Surtout la présence de Jaaos tout au long de l'album a été déterminante.

Sur ton album, tu as invité d'autres artistes. Comment les as-tu rencontrés ?

Mon producteur est à l'origine de beaucoup de ces rencontres. Concrètement, j'ai rencontré Singuila, Kazkami, Ablaye M'Baye en studio. Des grands moments d'émotion.
Jaaos est un prof de musique, plus âgé que moi. Il m'a permis de prendre du recul et de faire des choix dans les thématiques, dans les ambiances musicales et les mélodies.

Pour revenir sur le thème de la femme, à ton avis, on respecte plus les « Aicha » ou « les filles du quartier » ?

Je pense qu'on respecte plus une fille du quartier qu'une Aicha. Si je devais me réincarner, je préférerais être une fille du quartier, ces filles là sont des hommes. Elles se battent, elles vont de l'avant, d'une manière gauche, maladroite mais elles ne se laissent pas faire.

Toujours à propos de femmes, tu as perdu ta mère, il y a peu. Pendant la réalisation de ton album, était-elle présente dans ton esprit ?
Je suis arrivé en France à l'age de 3 ans avec mon père. Ma mère pour différentes raisons est restée au pays. Aujourd'hui, j'ai 24 ans et je ne l'ai jamais revue. Au fur et à mesure, elle était pour moi comme une personne que je ne connaissais pas, quelque chose s'était cassé en moi à 3 ans. Pour moi, c'est une parfaite inconnue. Je ne me sens pas orphelin mais je comprends l'état d'esprit d'un orphelin.

Dans l'album, tu rends hommage aux femmes car elles représentent l'espoir... En grandissant, j'ai pris conscience que la femme, c'est l'avenir et je me devais de lui rendre hommage dans l'album. Elles nous mettent au monde, elles ont l'avenir entre leur main et dans leur ventre. Cela me paraissait être une évidence.

Le titre de l'album, au fond aurait pu s'intituler Le pacte avec les anges ?

Oui, c'est vrai. Il y a toujours cette histoire de parallélisme entre les morceaux. L'encre en guise de larme aurait pu s'intitulé Le pacte avec les anges.

Quel regard portes-tu sur le Rap français ?

Le Rap a des facettes différentes, il y a du bon et du mauvais mais ce qui est certain, c'est qu'il y a de la place pour tout le monde. Il faut élargir notre audience pour ne pas rester dans une sorte de « ghetto ». Il faut montrer qu'on a des messages à faire passer, des émotions sans être subversif.

Parmi les artistes français, quels sont ceux qui t'inspirent ou avec qui tu as des affinités ?

Le groupe IAM que je respecte énormément, Kerry James pour l'écriture et Mc Solaar. C'est le mélange de tous ses artistes qui m'inspirent. Il y a des artistes de variété française que je respecte beaucoup comme Calogero, Jean-Jacques Goldman, Benjamin Biolay...Ils n'ont rien à voir avec mon registre, mais ils savent écrire et ça c'est important.

Quelle est la part de l'Afrique dans tes compositions ?

La part de l'Afrique ! J'ai toujours été proche et loin d'elle, c'est assez paradoxal. J'ai quitté le pays à 3ans et je n'ai plus eu l'occasion d'y remettre les pieds mais l'Afrique est en moi et ça ne bougera jamais. J'en porte la couleur et je suis fier de porter son flambeau.
Avec le titre La pacte avec les anges, c'est ma manière de rendre hommage à ma culture, à mes racines et à mes valeurs africaines.
Lorsque tu souhaites manger des repas africains, où vas-tu ?
Je vais à la Jungle Transafric pour le Ndolé, le Yassa, le Kassa Kassa... Je suis un gros mangeur, j'aime les bonnes choses. J'apprécie énormément nos plats culinaires et la manière de les accompagner avec du piment.
# Posté le mercredi 25 janvier 2006 03:22